Dissertation Sur Plaire Et Instruire

La littérature a eu pour première fonction d'éloge funèbre pendant l’Égypte Antique puis de distraire grâce aux premières comédies destinées à plaire à une société aisée. Pendant l'apogée de la Grèce Antique, elle a très vite acquis la fonction d'éduquer les citoyens des grandes citées. Au dix-septième siècle, Molière a repris ses deux fonctions et donne pour but à ses pièces de '' plaire etinstruire ''. Il existe différentes manières de s'attirer les faveurs des lecteurs. Tout d'abord en distrayant ceux-ci par des écrits plaisants voire comique. Ensuite, des modes littéraires depuis la création de l'académie française par Richelieu, favorisent les ventes de livres et contribuent au succès des écrivains. Enfin, certains auteurs n’hésitent pas à dédicacer leurs œuvres à une personne commeRonsard avec ces Sonnets pour Hélène. Lorsqu'il s'agit d'instruire, les écrivains disposent d'autant de moyens comme la critique de la société ainsi que le fait La Fontaine dans ses fables, en utilisant la forme de l’essai et du conte philosophique créé par Voltaire, ou enfin le compte merveilleux utilisé par Perrault pour éduquer les enfants. Néanmoins la littérature a d'autres fonctions carcertains auteurs n'ont jamais été reconnus de leur vivant ou ont voué un culte à la beauté et au génie.
En quoi la littérature a telle d'autres fonctions que plaire et instruire ?
Dans un premier temps, nous étudierons les différents moyens de plaire utilisés par les écrivains. Ensuite, nous analyserons que quelle manière les auteurs cherchent à nous instruire. Enfin, nous nous demanderons quellesautres fonctions peuvent avoir les documents littéraires.

Il semble aller de soi que pour s'attacher un lecteur ou un public, il faille plaire de quelque manière : que ce soit par le rire, par la flatterie ou encore par le jeu d'une intrigue palpitante et de personnages haut en couleurs.
La comédie, loin d'être un genre mineur en littérature, trouve ses origines en Grèce antique sous la plumenotamment d'Aristophane. Destinée à faire rire, la comédie emploie diverses techniques pour plaire à son public : elle utilise le comique des mots (jeux de mots, patois), la liberté des gestes (déplacement sur la scène, mimiques et grimaces), le comique de caractère (l'auteur travaille beaucoup sur la conduite et le tempérament des personnages) et les rebondissements de l'intrigue. Ce genre,d'origine populaire, par opposition à la tragédie jugée plus noble, rencontre un très grand succès au dix-septième siècle en France, grâce aux pièces de théâtre écrite et interprétée par Molière. Celui-ci s'inspirant des personnages de la Commedia dell'arte, théâtre populaire italien, invente des intrigues amoureuses et familiales qui ne cessent de régaler le public encore aujourd'hui, à l'instar desFourberies de Scapin. Cependant, ce sont les pièces écrites pour tourner en ridicule les traits de caractère de ses contemporains qui valent à Molière sa renommée. Dans Le Bourgeois gentilhomme, pièce commandée par Louis XIV afin de distraire ses courtisans, Molière raille les ambitions de M. Jourdain, un homme d'affaire ayant fait fortune et désireux d'appartenir à la classe des nobles. Afin derendre son personnage comique, l'auteur n'hésite pas à lui faire tenir un discours grotesque et vaniteux en décalage avec la réalité, suscitant ainsi les moqueries et le dépit chez les différents personnages qui l'entourent. On retrouve donc dans les pièces de Molière tous les ingrédients d'une bonne comédie susceptible de plaire aux spectateurs et ce à travers les siècles.
Cependant, le riren'est pas l'unique moyen utilisé en littérature pour ravir et séduire public et lecteurs. Au seizième siècle, la poésie de cour était très répandue. Cette poésie de circonstance était souvent commandée par les rois et les personnes influentes pour des occasions précises. Pierre de Ronsard était ainsi le poète officiel d'Henri II. Il composait des vers pour chaque événement marquant du règne du...

Aperçu du corrigé : La Fontaine disait « Il faut plaire pour instruire ». Dans quelles mesures cette affirmation peut-elle s'appliquer aux écrits des Lumières ?


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Introduction 

Le XVIIè siècle est le siècle qui voit se développer le classicisme, courant littéraire, nommé à posteriori, qui se développe en France. Il se définit par un ensemble de valeurs et de principes qui dessinent un idéal s’incarnant dans l’ « honnête homme « et il développe une esthétique fondée sur une recherche de la perfection. L’un de ses représentants, Jean de La Fontaine (1621-1695),  est célèbre pour ses recueils de Fables (1668 et 1678), principale œuvre poétique de cette période et l’un des plus grand chefs-d’œuvre de la littérature française. Les écrivains classiques puisent leur inspiration dans l’Antiquité et obéissent à deux règles d’or : « Plaire et instruire «. La Fontaine affirme dans la Préface de son premier recueil au sujet de la fonction de la fable : « Il faut plaire pour instruire «.

Dès lors plusieurs questions se posent : Faut-il plaire pour instruire ? Cette fonction de la littérature peut-elle concernée d’autres écrits de périodes historiques différentes ? Dans quelles mesures pourrait-elle s’appliquer aux écrits des philosophes des Lumières ?

C’est ce que nous allons voir en nous intéressant d’abord à la signification de cette maxime au XVIIè s ; puis nous nous verrons dans quelles mesures « faut-il plaire pour instruire « au XVIIIè s et enfin nous envisagerons les limites de cette affirmation.

 

Développement

 

I. Que signifie « Il faut plaire pour instruire « au XVIIè siècle ?

 

1) Origines 

« Plaire et Instruire « sont un précepte énoncé par le poète latin Horace dans Art poétique pour définir la fonction de la poésie = littérature dans l’Antiquité : « Il obtient tous les suffrages celui qui unit l’utile à l’agréable, et plaît et instruit en même temps. « Pour les auteurs classiques, le but essentiel de l’art est de « plaire et d’instruire « dans le sens où l’art doit provoquer la réflexion par le biais d’une forte réaction émotionnelle (rires, pleurs, terreurs…) sinon, l’art reste superficiel et inutile.

 

2) Dans le genre poétique :

Depuis l’Antiquité, les fables sont des apologues c’est-à-dire de courts récits écrits en vers qui visent à donner aux lecteurs une leçon. La Fontaine s’inspire d’œuvres antiques (textes en prose d’Esope, fabuliste grec du VIè s av JC) pour écrire ses Fables en vers et plus au goût de ses contemporains. Pour critiquer les défauts des hommes et de sa société, sans craindre la censure, il a personnifié des animaux comme par exemple « Le Loup et l’Agneau « ou des éléments de la nature tels que « le Chêne et le Roseau «. La morale est souvent exprimée soit au début, soit à la fin du poème, mais elle est aussi parfois implicite. Grâce aux procédés stylistiques tels que la versification ou la personnification, l’auteur parvient à divertir ses lecteurs pour mieux faire passer sa moralité (= « l’âme « de la fable ≠ « le corps « ). La Fontaine voulait faire retrouver leur esprit d’enfant à ses lecteurs, que demander de plus plaisant pour instruire ?

 

3) Dans le genre théâtral : 

Les règles du théâtre classique : à partir de 1630 plusieurs règle s’imposent aux dramaturges car elles renforcent l’illusion théâtrale : elles aident le spectateur à faire comme s’il assistait en direct à l’action jouée sur scène. Elles apportent le charme qui séduit, le sublime qui bouleverse. Il s’agit de la règle des trois unités (unité de lieu, d’action et de temps), le souci de la vraisemblance  et le respect de la bienséance (ne pas choquer le spectateur par des scènes de brutalités, des vulgarités…) Molière, Corneille, Racine mettent en pratique ces règle sdans leurs œuvres. Mais Molière est celui qui eut le plus de mal à brider son inspiration dans ces règles théâtrales. Influencé par le public spontané de la comédie, dont le rire reste le meilleur garant d’efficacité, il eut à cœur de subordonner les règles au plaisir, fidèle en cela au précepte d’Horace. La comédie de Molière a une visée esthétique « plai...



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Auteur du document : Reemy19916

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Ce mot a trois sens: A) Il désigne toute substance matérielle que l'homme peut percevoir et qui existe en dehors de lui. En ce sens, un corps possède une masse, occupe un espace et a trois dimensions. B) Il désigne le corps humain, dont les propriétés physiques font l'objet d'études anatomo-physiologiques. C) Il désigne enfin cet épace occupé par la pensée de chacun.
Ce mot désigne l'examen, par la raison, de la valeur logique d'une démonstration.
Chez Platon, forme de recherche philosophique de la vérité. Dans la pensée contemporaine, communication des consciences. En politique, effort de conciliation par la discussion. Dans tous les cas, respect de l'autre.
La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
Passion religieuse ou politique de celui qui croit détenir la vérité absolue. Ce mot vient du latin famum "temple", et s'appliquait aux prêtres affectés au service du temple, en particulier des prêtres dans les transes de l'inspiration divine. De la même façon, on qualifiait de fanatica la philosophie qui expliquait les faits par l'intervention du sacré.
Conflit armé entre deux ou plusieurs Etats. Les problèmes posés par la guerre sont plutôt du ressort de la politique et du droit. En philosophie, on pose plutôt la question du fondement de ce droit et de la légitimité de la guerre.
Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les secondes ont pour fondement les désirs et les passions.
Le jugement de réalité (ou d'existence) est un jugement porté sur les faits. Il s'oppose au jugement de valeur, qui est une appréciation subjective sur la valeur d'un objet, d'une action. Le jugement synthétique, d'après Kant, correspond au jugement de réalité, par opposition au jugement analytique, qui correspond aux propositions tautologiques de la logique (par exemple: un triangle a trois angles). JUGEMENT ESTHETIQUE : Acte de l'esprit par lequel nous déterminons si une chose est belle ou laide.
Pour freud, contrôle inconscient qui repousse dans l'inconscient certaines images et certains désirs contraires aux images et aux désirs conscients du moi.
Seront jugées sublimes des actions qui suscitent un sentiment d'admiration et d'enthousiasme. Pour Kant, "est sublime ce qui, du fait même qu'on le conçoit, est l'indice d'une faculté de l'âme qui surpasse toute mesure des sens."
Qualité ou signification d'une chose abstraite (le vrai, le bien). C'est à partir de Nietzsche que la notion de valeur a été introduite dans la philosophie. Nietzsche a critiqué de façon radicale les valeurs chrétienne, trouvant l'origine de toute valeur chez l'homme.
Au sens large, ensemble des forces psychiques portant à l'action. Inclinations, désirs, passions relèvent de la volonté ainsi entendue. C'est la détermination arrêtée d'accomplir une certaine action. VOLONTE DE PUISSANCE: Cette notion n'a, dans la philosophie de Nietzsche, aucune connotation militaire, belliqueuse. Celui qui est puissant est celui qui a le courage et la force de réaliser ce que la vie lui demande de réaliser. VOLONTE GENERALE: Selon Rousseau, elle ne peut pas s'identifier seulement à la majorité. La volonté générale est unanime. Elle exprime en sa totalité l'esprit d'une communauté.
Méthode interrogative de Socrate feignant l'ignorance pour amener ses auditeurs à découvrir leurs erreurs, afin de las conduire ensuite à la vérité.
Voie de recours de second degré permettant la réformation ou la confirmation d'une décision prise en première instance.

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